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German: Kaiser Maximilian I. Maximilian I, Holy Roman Emperor label QS:Lru,"Император Священной Римской империи Максимилиан I " label QS:Lde," Kaiser Maximilian I. " label QS:Len," Maximilian I, Holy Roman Emperor "
Albrecht Dürer
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Source de l’image: File:Maximilian I, Holy Roman Emperor.jpg · Licence: Public domain
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Biographie
Maximilien Ier naquit le 22 mars 1459 à Wiener Neustadt, seul fils survivant de l’empereur Frédéric III et d’Éléonore de Portugal. Son père lui donna le nom de Maximilien de Tebessa, qu’il associait à une vision annonçant un danger imminent. Enfant, Maximilien connut le siège de Vienne et perdit prématurément sa mère, avec laquelle il entretenait une relation particulièrement étroite. Son éducation fut difficile : il s’intéressait davantage aux activités physiques, aux tournois et aux armes qu’à l’étude. Dès sa jeunesse, il passa pour courageux, amateur de plaisirs et porté aux excès, tout en étant remarquablement séduisant et doué sur le plan physique. Il acquit sa première expérience militaire en 1476, lors d’une campagne contre la Hongrie.
Un tournant décisif dans sa vie fut son union avec Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire. Le mariage avait été préparé pour des raisons politiques par Frédéric III et fut célébré le 19 août 1477, après que Marie eut hérité de vastes possessions à la mort de son père, tué à la bataille de Nancy. Maximilien prit alors en charge la défense de ses territoires contre la France. Malgré des ressources limitées, il mena la guerre contre le roi Louis XI et remporta en 1479 une victoire importante à Guinegate. Ce mariage lui apporta non seulement une influence politique, mais aussi un profond attachement personnel. Marie mourut en 1482 dans un accident de cheval, après quoi Maximilien dut assurer à leur fils Philippe la succession des territoires bourguignons.
Sa régence aux Pays-Bas fut marquée par les conflits. Maximilien tenta de centraliser davantage le pouvoir politique, mais se heurta à la résistance de nombreuses villes et provinces, soucieuses de défendre leurs droits traditionnels. Entre 1482 et 1492, plusieurs révoltes éclatèrent ; Philippe et même Maximilien furent un temps faits prisonniers. Les soulèvements furent finalement réprimés par la force militaire. Maximilien confia ensuite l’administration à Albert de Saxe, qui coopéra avec davantage de prudence avec les institutions politiques. Le traité de Senlis, conclu en 1493, confirma la restitution de l’Artois et de la Franche-Comté aux Habsbourg, tandis que le duché de Bourgogne proprement dit resta français. Une grande partie des Pays-Bas demeura ainsi dans le patrimoine habsbourgeois.
Maximilien fut élu roi des Romains à Francfort le 16 février 1486 et couronné à Aix-la-Chapelle en avril de la même année. Jusqu’à la mort de son père, en 1493, il gouverna conjointement avec Frédéric III. Durant cette période, il reconquit des territoires autrichiens perdus. Après la mort du roi de Hongrie Matthias Corvin, il s’empara de Vienne et d’autres villes en 1490. Grâce à sa médiation, le Tyrol passa également aux Habsbourg, ce qui renforça la continuité territoriale des possessions autrichiennes. Il dut défendre à plusieurs reprises ses territoires du sud-est contre l’Empire ottoman. La menace ottomane influença sa politique, même si ses difficultés financières l’empêchèrent de lancer une grande contre-offensive.
Ses guerres en Hongrie et en Italie révélèrent les limites de sa puissance. En 1490, Maximilien pénétra en Hongrie à la tête d’une importante armée, mais dut interrompre la campagne faute d’argent et après une mutinerie de ses mercenaires. La paix de Presbourg garantit néanmoins aux Habsbourg un droit successoral au trône de Hongrie si la lignée masculine du roi venait à s’éteindre. En Italie, Maximilien ne put empêcher la conquête française de Milan. Sa guerre contre Venise se solda en 1508 par une lourde défaite et une trêve très défavorable. Il récupéra ensuite certains territoires dans le cadre de la ligue de Cambrai, mais ces conflits pesèrent lourdement sur l’Autriche et sur d’autres terres habsbourgeoises. En 1499, après sa défaite à Dornach, il dut en outre reconnaître l’indépendance de la Confédération suisse.
Après la mort de Frédéric III, Maximilien devint en 1493 le dirigeant de fait du Saint-Empire romain. En 1508, avec l’accord du pape Jules II, il prit à Trente le titre d’« empereur romain élu », sans avoir été couronné par le pape à Rome. Cette décision mit fin à l’ancienne coutume selon laquelle le titre impérial ne pouvait être adopté qu’après un couronnement pontifical.
Maximilien entreprit de vastes réformes de l’Empire, sans pour autant vouloir renoncer à son propre pouvoir. Lors de la diète de Worms, en 1495, furent proclamés la paix perpétuelle, qui interdisait en principe les guerres privées, et de nouvelles institutions judiciaires et financières. La Chambre impériale devait rendre la justice indépendamment de l’empereur, tandis que le denier commun servait à financer les tâches communes. Le Conseil aulique impérial fut également créé comme contrepoids au tribunal impérial. Maximilien réorganisa les chancelleries et l’administration financière, introduisit au Tyrol un droit pénal codifié et élabora des règlements militaires imposant une discipline plus stricte et prévoyant la protection des civils. Ces réformes restèrent incomplètes, mais elles renforcèrent les structures communes de l’Empire et l’administration des territoires autrichiens.
Sa politique fut coûteuse. Une grande partie de ses revenus était consacrée aux guerres, si bien qu’il dépendait durablement des crédits de banquiers de l’Allemagne du Sud, notamment des Fugger et des Welser. L’endettement pesa sur ses sujets, tandis que son soutien à l’exploitation minière, à la métallurgie, à l’industrie de l’armement et au service postal favorisa certains développements économiques. Sous son règne, Augsbourg devint un important centre du commerce et de la circulation des nouvelles. Maximilien mena également à l’égard des Juifs et des Roms une politique fluctuante, mais souvent discriminatoire. Des expulsions de communautés juives furent fréquemment autorisées en échange de compensations financières versées par les autorités locales ; plus tard, il soutint toutefois des érudits qui défendaient les livres juifs. La législation visant les Roms se durcit également.
Son plus grand succès à long terme résida dans l’association de la politique militaire et des mariages dynastiques. Son fils Philippe épousa en 1496 Jeanne de Castille. De cette union naquirent les futurs empereurs Charles Quint et Ferdinand Ier. Lors du congrès de Vienne de 1515, Maximilien arrangea en outre des mariages entre ses petits-enfants et les enfants du roi de Hongrie et de Bohême, Vladislas II. Ces accords contribuèrent à l’accession des Habsbourg aux trônes de Hongrie et de Bohême en 1526. Maximilien étendit ainsi l’influence de sa famille aux Pays-Bas, à l’Espagne, à l’Autriche, à l’Italie et à l’Europe centrale et orientale.
Après la mort de Marie, Maximilien épousa d’abord par procuration Anne de Bretagne ; cette union fut toutefois annulée lorsque Charles VIII de France contraignit Anne à l’épouser. En 1494, Maximilien épousa Bianca Maria Sforza. Le mariage resta sans enfant et fut considéré comme malheureux. Maximilien eut également plusieurs enfants illégitimes, dont le nombre et la filiation sont partiellement discutés.
Il contribua lui-même à façonner son image de chevalier idéal, de souverain et de mécène. Avec l’aide d’artistes, d’érudits et d’imprimeurs, il fit représenter ses actions et forgea sa réputation ultérieure de « dernier chevalier ». Il fut aussi un organisateur politique expérimenté, intéressé par l’administration, le droit, l’armée, l’art et la littérature. Les contemporains comme les historiens postérieurs virent donc en lui à la fois un prince de la Renaissance visionnaire et un chef de guerre impitoyable et financièrement peu fiable.
Après une grave chute de cheval en 1501, Maximilien souffrit durablement d’une blessure à la jambe. Durant ses dernières années, il tenta en vain d’assurer l’élection de son petit-fils Charles comme roi des Romains. Après des revers politiques à Augsbourg, il retourna à Innsbruck, où les marchands de la ville refusèrent de lui accorder davantage de crédit en raison de ses dettes. Un accident vasculaire cérébral le rendit alité en décembre 1518. Maximilien mourut le 12 janvier 1519 à Wels. Son petit-fils Charles devint la même année le nouveau souverain des territoires héréditaires des Habsbourg et fut élu empereur. Maximilien laissa un ensemble politique renforcé, mais lourdement endetté, posant ainsi des bases essentielles à l’ascension des Habsbourg au rang de première dynastie d’Europe.
Source: Maximilian I, Holy Roman Emperor (en, 1373891784). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0