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Isabella von Brasilien

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Naissance

  1. 29.07.1846

Décès

  1. 14.11.1921

Portrait de Isabella von Brasilien
Détails de l’image

Isabel Princess Imperial of Brazil c 1887

Joaquim Insley Pacheco

Argon, Maria de Fátima Moraes (org.). Text of Pedro Karp Vasquez. Família Imperial - Álbum de retratos . Petrópolis: Museu Imperial, 2002 (plus CD-ROM)

Source de l’image: File:Isabel Princess Imperial of Brazil c 1887.jpg · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Isabelle du Brésil est née le 29 juillet 1846 au palais de São Cristóvão, à Rio de Janeiro. Elle était la fille aînée de l’empereur Pierre II du Brésil et de l’impératrice Thérèse-Christine. Après la mort prématurée de ses deux frères, Afonso Pedro et Pedro Afonso, elle devint définitivement héritière du trône en 1850 et porta dès lors le titre de princesse impériale. Son enfance se déroula dans un cadre familial protégé et stable, très différent des bouleversements politiques et personnels qu’avaient connus son père et ses tantes. Isabelle reçut une éducation vaste et rigoureuse. Elle étudia la littérature portugaise et française, l’histoire, l’astronomie, la chimie, la géographie, la géologie, la philosophie, l’économie, la musique et le dessin. Son père figura lui aussi parmi ses professeurs et lui enseigna notamment le latin, la géométrie et l’astronomie. Elle maîtrisa plus tard le français, l’anglais et l’allemand. Malgré cette formation étendue, elle fut insuffisamment préparée à exercer éventuellement le pouvoir. Pierre II lui transmit peu de connaissances pratiques sur les affaires de l’État, ne l’emmena pas régulièrement aux réunions du cabinet ou aux audiences publiques et discutait rarement de politique avec elle. Dans une société dominée par les hommes, il considérait en outre qu’une femme était, par principe, peu apte à gouverner un empire. Isabelle grandit très proche de sa sœur cadette, Léopoldine. Elle était religieuse, attachée à sa famille et habituée à une vie domestique retirée. De ses parents, elle hérita d’une attitude dans laquelle l’origine raciale ne jouait pas de rôle déterminant dans les relations personnelles. Elle resta toutefois plutôt réservée sur le plan politique. Elle avait des opinions affirmées et exprimait ouvertement ce qu’elle pensait, mais avait tendance à perdre son intérêt pour une question lorsque l’opposition se manifestait. Contrairement à son père, elle ne chercha pas à se construire une position politique indépendante et se satisfaisait de le soutenir. Le 15 octobre 1864, elle épousa le prince français Gaston d’Orléans, comte d’Eu. Le couple eut quatre enfants : Luiza Vitória, Pedro de Alcântara, Luís et Antônio. Leur mariage débuta par un voyage en Europe. Gaston dut ensuite partir combattre dans la guerre contre le Paraguay, tandis qu’Isabelle restait à Rio de Janeiro. Sa sœur Léopoldine mourut en 1871 à Cobourg, faisant d’Isabelle l’unique fille encore vivante de ses parents. Isabelle assuma trois fois la régence lorsque son père voyageait à l’étranger. Pendant sa première régence, en 1871, elle sanctionna la loi dite du Ventre libre, qui affranchissait tous les enfants nés de personnes réduites en esclavage après son entrée en vigueur. Sa deuxième régence, commencée en 1876, fut marquée par des tensions politiques, des conflits entre l’Église et l’État, des problèmes de santé et une grave sécheresse dans le Ceará. Isabelle soutint les mesures d’aide destinées à la région touchée. Elle connut durant cette période plusieurs fausses couches et des grossesses difficiles. Son premier fils, Pedro de Alcântara, naquit en 1875 après un accouchement long et éprouvant ; ses deuxième et troisième fils, Luís et Antônio, naquirent respectivement en 1878 et en 1881. Durant sa troisième et dernière régence, en 1887 et 1888, le mouvement abolitionniste gagna considérablement en influence au Brésil. Isabelle était convaincue que le gouvernement devait agir, mais le conservateur João Maurício Wanderley, baron de Cotegipe, souhaitait ralentir les réformes. Dans le même temps, les tensions entre le gouvernement et l’armée s’aggravèrent. Isabelle finit par destituer Cotegipe et nomma l’abolitionniste João Alfredo Correia de Oliveira à la tête du gouvernement. Elle créa ainsi les conditions politiques d’une abolition rapide de l’esclavage. Le 13 mai 1888, Isabelle signa la loi n° 3 353, appelée Lei Áurea, ou Loi d’or. Celle-ci abolissait l’esclavage dans tout l’Empire du Brésil. En raison de cette décision, elle reçut le surnom de « la Rédemptrice ». L’abolition fut populaire auprès d’une grande partie de la population et bénéficia notamment du soutien de personnalités abolitionnistes. Elle priva toutefois la monarchie et Isabelle de l’appui de nombreux riches propriétaires de plantations, dont la position économique et politique était menacée par la fin de l’esclavage. Une partie de l’armée se retourna également contre la monarchie. Isabelle déclara plus tard qu’elle ne regrettait pas l’abolition, même si celle-ci devait lui faire perdre le trône. Le 15 novembre 1889, le maréchal Deodoro da Fonseca renversa le gouvernement et proclama la république. Pierre II refusa de réprimer le soulèvement par la force. Deux jours plus tard, la famille impériale quitta le Brésil. Isabelle, Gaston et leurs enfants se rendirent d’abord au Portugal. Peu après sa destitution, Thérèse-Christine mourut. Le gouvernement républicain supprima également les pensions de la famille et la bannit définitivement du territoire brésilien. La famille finit par s’installer en France. Après la mort de Pierre II en décembre 1891, les monarchistes brésiliens reconnurent Isabelle comme prétendante au trône aboli. Elle ne soutint cependant aucune tentative de restauration militaire, jugeant ces entreprises imprudentes et vouées à l’échec. Sa vie ultérieure se déroula dans le calme. Elle se consacra à sa famille, à sa foi catholique et à des œuvres caritatives. Ses fils fréquentèrent une école militaire à Vienne. Après avoir reçu un héritage, Isabelle et Gaston purent acquérir le château d’Eu, en Normandie, où ils conservèrent une partie de leurs souvenirs brésiliens. La famille d’Isabelle fut frappée par de lourdes pertes. Luís mourut après une longue maladie et Antônio fut victime d’un accident d’avion peu après la Première Guerre mondiale. La santé d’Isabelle se dégrada progressivement ; en 1921, elle pouvait à peine marcher. Bien que le gouvernement républicain eût levé le bannissement de la famille impériale en 1920, elle était trop malade pour retourner au Brésil. Isabelle mourut en France le 14 novembre 1921, à l’âge de 75 ans. Elle y fut d’abord enterrée ; en 1953, sa dépouille et celle de son mari furent transférées au Brésil, puis inhumées de nouveau en 1971 à Petrópolis, aux côtés de Pierre II et de Thérèse-Christine. Au Brésil, Isabelle reste avant tout associée à l’abolition de l’esclavage. Cette décision fut son geste politique le plus important, mais elle contribua aussi à lui faire perdre le soutien des monarchistes. Son mode de vie discret et domestique, ainsi que sa faible autonomie politique, l’empêchèrent de constituer un soutien indépendant. En 2013, l’ouverture officielle d’une procédure de béatification la concernant fut demandée. Ses défenseurs invoquèrent son rôle dans l’abolition de l’esclavage, ses vertus religieuses et la Rose d’or du Vatican qui lui avait été attribuée.

Source: Isabel, Princesa Imperial do Brasil (pt, 72863803). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0