Personne

Maria Theresia von Neapel-Sizilien

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Naissance

  1. 06.06.1772

Décès

  1. 13.04.1807

Biographie

Maria Theresia Karolina Giuseppina von Bourbon-Siciles naquit le 6 juin 1772 à Naples et mourut le 13 avril 1807 à Vienne. Par son mariage, elle devint la dernière impératrice du Saint-Empire romain germanique et la première impératrice d’Autriche. Elle était la fille aînée du roi Ferdinand IV de Naples et de Sicile et de son épouse, l’archiduchesse Marie-Caroline d’Autriche, issue de la maison de Habsbourg. Sa mère était fille de l’empereur François Ier Étienne et de l’archiduchesse Marie-Thérèse. Maria Theresia grandit à la cour de ses parents et fut très tôt intégrée à la politique matrimoniale dynastique des maisons souveraines européennes. Après que François, le futur empereur François II puis François Ier, eut perdu sa première épouse, Élisabeth de Wurtemberg, morte le 18 février 1790 en donnant naissance à leur premier enfant, il se remaria la même année. Le mariage avec Maria Theresia fut célébré à Vienne le 19 septembre 1790. Cette union, soigneusement préparée pour des raisons dynastiques, rapprochait plusieurs lignées des maisons de Bourbon et de Habsbourg. François et Maria Theresia étaient étroitement apparentés et cousins germains par leurs deux lignées. Ils avaient pour grands-parents communs le roi Charles III d’Espagne et Marie-Amélie de Saxe ; ils partageaient également les grands-parents habsbourgeois Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine et François Ier. Cette union correspondait à la politique matrimoniale traditionnelle des Habsbourg, mais eut de lourdes conséquences pour leur descendance. Malgré leurs personnalités très différentes, les deux époux s’apprécièrent rapidement. François était sérieux, timide, réservé et marqué par une certaine mélancolie. Il menait une vie simple et austère, était consciencieux et paraissait extérieurement plutôt froid. Maria Theresia, au contraire, était considérée comme gracieuse, joyeuse et pleine de tempérament. Elle avait les cheveux blonds, les yeux bleu clair et un caractère vif et sensuel. Bien qu’elle parlât mal allemand et utilisât surtout l’italien et le français, les époux se comprenaient très bien. Leur mariage dura dix-sept ans et fut décrit comme heureux. Maria Theresia s’intégra rapidement à la vie viennoise. Elle aimait les fêtes, les divertissements et la sociabilité de la cour. Malgré ses nombreuses grossesses, elle assista à presque tous les bals du carnaval durant ses années viennoises. Elle était également très musicienne et se produisait parfois comme chanteuse lors de concerts à la cour. Elle appréciait tout particulièrement la valse, alors très en vogue. Son talent musical la rapprocha aussi de Joseph Haydn : la Messe de Thérèse, composée en 1799, lui aurait été dédiée, et Maria Theresia chanta elle-même certains solos de soprano de ses œuvres. Aux côtés de son époux, elle fut couronnée reine de Hongrie le 10 juin 1792, puis reine de Bohême le 12 août de la même année. Après la dissolution du Saint-Empire romain germanique et la création de l’empire d’Autriche, elle devint la première impératrice d’Autriche. Maria Theresia était très pieuse et était appréciée pour son action caritative. Elle intervenait peu dans les affaires courantes du gouvernement, mais suivait attentivement l’évolution politique. François discutait avec elle des questions politiques, et elle aurait notamment plaidé pour le renvoi du conseiller de cabinet Johann Baptist von Schloißnigg ainsi que du directeur de la chancellerie impériale, Colloredo. Opposante résolue à Napoléon, elle soutint en outre les forces de la cour de Vienne favorables à une guerre contre la France. La proche parenté des époux pesa sur leur famille. Au cours de ses dix-sept années de mariage, l’impératrice originaire de Naples donna naissance à douze enfants, dont plusieurs moururent en bas âge. Seuls deux fils survécurent : Ferdinand, qui devint plus tard l’empereur Ferdinand Ier d’Autriche, et François-Charles, son cadet de neuf ans. Parmi ses filles figuraient Maria Ludovika, appelée Marie-Louise, qui devint impératrice des Français, Maria Leopoldine, future impératrice du Brésil, Maria Clementine, Maria Caroline Ferdinanda et Marie-Anne. Marie-Louise épousa Napoléon Ier en 1810 ; après la mort de celui-ci, elle contracta deux autres mariages, avec le comte Adam Adalbert de Neipperg puis avec le comte Karl de Bombelles. Maria Leopoldine épousa l’empereur Pierre Ier du Brésil en 1817. Maria Caroline Ferdinanda devint reine de Saxe en 1819, tandis que François-Charles épousa en 1824 la princesse Sophie-Frédérique de Bavière. La sœur cadette de Maria Theresia, Maria Amalia Teresa di Borbone, devint reine des Français à partir de 1830, faisant ainsi de Maria Theresia, à titre posthume, la grand-tante de Charlotte de Belgique, qui devint plus tard impératrice du Mexique. Au cours de l’hiver 1806, Maria Theresia tomba malade d’une pleurésie tuberculeuse. Son médecin personnel, Andreas Joseph von Stifft, la traita par des saignées, mais son état ne s’améliora pas. Une naissance prématurée survint. La fille, Amalia Theresia, née le 6 avril 1807, mourut quelques jours plus tard, tout comme sa mère. Maria Theresia mourut à Vienne le 13 avril 1807, à l’âge de 34 ans. L’empereur François fut profondément bouleversé par sa mort et dut être éloigné de force du corps de son épouse. Il n’assista pas à ses funérailles, préférant partir pour Ofen avec leurs deux enfants aînés. Maria Theresia fut inhumée dans la crypte impériale, sous l’église des Capucins à Vienne. Son urne contenant son cœur se trouve dans la crypte des cœurs des Habsbourg, tandis que celle contenant ses entrailles se trouve dans la crypte des ducs. Elle fait ainsi partie des personnes ayant reçu une sépulture séparée dans les trois lieux funéraires viennois traditionnels des Habsbourg. Sa vie illustre la politique dynastique de son époque : elle unit de puissantes maisons souveraines, assuma des fonctions représentatives et religieuses, et marqua, en tant qu’épouse de François, la période de transition entre le Saint-Empire romain germanique et l’empire d’Autriche.

Source: Maria Theresia von Bourbon-Sizilien (1772–1807) (de, 260238202). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0