Personne

Friedrich III.

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Naissance

  1. 1463

  2. 17.01.1463

Décès

  1. 1525

  2. 05.05.1525

Portrait de Friedrich III.
Détails de l’image

German: Porträt des Kurfürsten Friedrich der Weise Portrait of Friedrich III of Saxony title QS:P1476,de:"Porträt des Kurfürsten Friedrich der Weise " label QS:Lde,"Porträt des Kurfürsten Friedrich der Weise " label QS:Len,"Portrait of Friedrich III of Saxony" label QS:Lnl,"Portret van Friedrich III van Saksen"

Lucas Cranach the Elder

liechtensteinmuseum.at

Source de l’image: File:Lucas Cranach d. Ä. 097.jpg · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Frédéric III, connu sous le nom de Frédéric le Sage, naquit le 17 janvier 1463 au château de Hartenfels, à Torgau. Il était le fils aîné du prince-électeur de Saxe Ernest et de son épouse Élisabeth, fille du duc bavarois Albert III. À la mort de son père, en 1486, le jeune homme de 23 ans, issu de la lignée ernestine des Wettin, hérita du duché électoral de Saxe et de la dignité électorale. Il gouverna les autres territoires, largement dispersés, avec son frère cadet Jean, qui reçut plus tard le surnom de « Jean le Constant ». La situation politique était marquée par le partage de Leipzig de 1485, qui avait divisé les possessions des Wettin entre une branche ernestine-thuringienne et une branche albertine-misnienne. Frédéric fit de Torgau sa principale résidence et disposa d’une base financière solide grâce aux mines d’argent de Saxe et à sa part des revenus des ateliers monétaires. Son portrait figurant sur un groschen à barbe de 1492 est considéré comme le premier portrait d’un souverain sur une monnaie de l’histoire monétaire saxonne. En 1500, il décida avec son frère Jean et le duc Georges le Barbu l’ordonnance monétaire de Leipzig. Cette mesure inaugura en Saxe la première période de la monnaie thalérienne. Frédéric ne se maria jamais, mais eut plusieurs enfants avec Anna Weller, qui n’appartenait pas à son rang social. Les portraits contemporains le représentent comme un homme corpulent ; le nonce apostolique Jérôme Aléandre le décrivit donc avec dérision comme une « grosse marmotte ». Malgré cela, le pape Léon X lui décerna en 1518 la Rose d’or, la plus haute distinction pontificale accordée pour des mérites particuliers envers l’Église catholique. En réalité, cette distinction devait pousser Frédéric à livrer Martin Luther à la justice ecclésiastique. Sur le plan religieux, Frédéric était d’abord profondément attaché aux formes de piété de son époque. Il assistait quotidiennement à la messe, vénérait la Vierge et les saints et se consacrait intensément au culte des reliques. Lors d’un pèlerinage en Terre sainte en 1493, il acquit de nombreuses reliques, puis développa méthodiquement sa collection. Avec plus de 19 000 pièces, celle-ci devint l’une des plus importantes de son temps. En 1509, Lucas Cranach l’Ancien en donna une description détaillée accompagnée de gravures sur bois. Cranach était depuis 1505 le peintre de cour de Frédéric à Wittenberg et contribua fortement à façonner l’environnement culturel du prince-électeur. Frédéric soutint l’éducation, les arts et l’architecture. Il fonda en 1502 l’université de Wittenberg, qui devint au cours des décennies suivantes l’un des établissements d’enseignement supérieur les plus importants. Sous son règne, elle se distingua surtout par son ouverture à l’humanisme de la Renaissance ; plus tard, elle devint un foyer central de la Réforme et un lieu majeur de son enseignement. Frédéric fit également construire plusieurs châteaux ou entreprit leur transformation complète, notamment ceux de Wittenberg, Torgau et Colditz. En 1493, il fut fait chevalier de l’ordre du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Son secrétaire et trésorier Degenhart Pfaffinger, qui l’avait accompagné lors de ce pèlerinage, demeura ensuite un proche conseiller fidèle. Frédéric joua aussi un rôle dans l’évolution de l’art équestre. Il compta parmi les premiers princes-électeurs allemands à importer en Allemagne des chevaux issus du type médique du Niséen, appelés « chevaux turcs ». Il les fit élever dans ses haras de Bleesern et de Torgau. Bleesern devint ainsi le plus ancien haras apprivoisé encore conservé d’Europe centrale. Frédéric entretenait des relations avec la maison souveraine des Gonzague à Mantoue, qui élevait elle aussi de tels chevaux. Ces animaux contribuèrent à l’apparition en Allemagne d’un nouvel art équestre, qui remplaça progressivement l’ancienne équitation chevaleresque. À l’échelle impériale, Frédéric acquit également une grande importance. En 1507, le roi Maximilien Ier lui confia, lors de la diète de Constance, la charge de gouverneur général de l’Empire. Cette fonction prit fin après le retour de Maximilien à Trente en 1508, à la suite de son élection comme empereur romain. Les conceptions politiques de Frédéric visaient à renforcer la position des princes territoriaux, à limiter le pouvoir central impérial et à contenir les exigences financières de la papauté. Cette attitude influença probablement aussi sa conduite à l’égard de Martin Luther. Frédéric demeurait personnellement réservé face aux idées théologiques de Luther et ne le reçut jamais en personne durant tout son règne. Il le protégea néanmoins pour des raisons politiques et juridiques. Lorsque Rome prononça en 1518 une condamnation pour hérésie contre Luther, Frédéric refusa de la reconnaître. Il œuvra également pour garantir à Luther un sauf-conduit jusqu’à la diète de Worms et le fit héberger au château de Wartburg après sa mise au ban. Il entra ainsi en conflit ouvert avec la Curie romaine et l’empereur. Sa politique obstinée, conciliante et peu portée sur la guerre lui valut plus tard le surnom de « Sage ». Frédéric joua un rôle important lors de l’élection royale de 1519. Il fut un temps considéré comme un possible candidat de compromis entre le roi de France François Ier et le Habsbourg Charles. Bien qu’il eût eu de bonnes chances d’obtenir la dignité impériale, il refusa sa propre candidature avant même le scrutin et agit plutôt comme médiateur au sein du collège électoral. Le 28 juin 1519, le jeune Habsbourg, âgé de 19 ans, fut finalement élu à l’unanimité. Charles Quint dut signer une capitulation électorale largement conçue par Frédéric, qui accordait aux états de l’Empire une plus grande participation aux décisions face au pouvoir central impérial. Frédéric compta parmi les rares princes à s’opposer, pendant la guerre des Paysans, à l’extermination violente des insurgés. Il estimait que leurs revendications devaient être satisfaites. Ce n’est que sur son lit de mort qu’il reçut la communion sous la forme protestante, ce qui fut interprété comme une adhésion tardive à la Réforme. Il mourut le 5 mai 1525 à Lochau. Sa disparition mit également fin à la dernière résistance importante à une guerre contre les paysans. Frédéric fut inhumé dans l’église du château de Wittenberg, qu’il avait fait construire et richement aménager. Son frère Jean lui succéda ensuite comme prince-électeur.

Source: Friedrich III. (Sachsen) (de, 268638535). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0

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