Personne

Friedrich Eugen

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Naissance

  1. 21.01.1732

Décès

  1. 23.12.1797

Portrait de Friedrich Eugen
Détails de l’image

Friedrich Eugen of Württemberg

Name given by the museum: Johann Friedrich Carl Kreul (1804-1867) Probable author: Johann Lorenz Kreul (1765-1840)

http://www.museum-digital.de/bawue/singleimage.php?imagenr=532&inwi=1&w=1366&h=667&extern=yes

Source de l’image: File:Friedrich Eugen of Württemberg.jpg · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Frédéric-Eugène de Wurtemberg naquit le 21 janvier 1732 à Stuttgart, quatrième fils du duc Charles-Alexandre et de Marie-Auguste de Tour et Taxis. Ses frères aînés étaient Charles-Eugène et Louis-Eugène. Après la mort prématurée de leur père, en 1741, Frédéric-Eugène et ses frères furent envoyés à la cour de Frédéric le Grand, à Berlin, pour y recevoir leur éducation. Il y fut accueilli avec bienveillance. Lorsque Charles-Eugène prit le gouvernement du Wurtemberg en 1744, les cadets regagnèrent d’abord leur pays natal. Comme ses frères et sœurs, Frédéric-Eugène était catholique et avait initialement été destiné à une carrière ecclésiastique. Dès sa jeunesse, il obtint des canonicats à Salzbourg et à Constance. Frédéric le Grand lui proposa également une charge de coadjuteur auprès de l’évêché de Breslau. Frédéric-Eugène choisit toutefois le service militaire. Après un séjour d’études à Utrecht et des voyages en Hollande, en France et en Angleterre, le roi de Prusse le nomma en 1749 colonel de cavalerie et chef du régiment de dragons D XII « Alt-Württemberg ». Le 29 novembre 1753, Frédéric-Eugène épousa Frédérique-Dorothée-Sophie de Brandebourg-Schwedt, nièce de Frédéric le Grand. Elle était la fille du margrave Frédéric-Guillaume de Brandebourg-Schwedt et d’une sœur du roi de Prusse. Dans les milieux princiers, ce mariage fut considéré comme une union d’amour peu commune et fut décrit comme heureux. Comme son épouse appartenait à la confession réformée, le contrat de mariage stipula que les enfants seraient élevés dans la foi évangélique. Les États du Wurtemberg accueillirent cette disposition avec satisfaction et accordèrent à Frédéric-Eugène ainsi qu’à ses héritiers mâles, en plus de leur apanage, une allocation annuelle de 25 000 florins. En décembre 1753, Frédéric II lui conféra l’ordre de l’Aigle noir. Pendant la guerre de Sept Ans, Frédéric-Eugène se distingua comme un chef de cavalerie courageux. En 1756, il se rendit à Minorque pour acquérir de l’expérience dans la guerre de siège, tandis que son frère Louis-Eugène y assiégeait le fort Saint-Philippe du côté français. En 1760, Frédéric-Eugène délivra Berlin, menacée par les troupes russes, et chassa près de Magdebourg un corps auxiliaire commandé par son frère Charles-Eugène de la région comprise entre l’Elbe et la Saale. À Torgau, il commandait l’aile gauche de la cavalerie et participa à la défense de la Poméranie et du Mecklembourg. En décembre 1761, après vingt-trois semaines de siège, il dut livrer la forteresse de Kolberg aux Russes. L’année suivante, il conclut un armistice avec les Suédois, participa au siège de Schweidnitz et contribua, par une attaque, à décider la bataille de Reichenbach. Après la guerre, Frédéric-Eugène resta général prussien à Treptow-sur-la-Rega jusqu’en 1769. Il quitta alors le service prussien et s’installa avec sa famille dans le comté wurtembergeois de Montbéliard. Ses quatre fils aînés restèrent d’abord à Lausanne pour y poursuivre leur formation. À Étupes, Frédéric-Eugène fit construire une résidence d’été et y mena pendant plus de deux décennies la vie d’un riche gentilhomme campagnard. En 1786, son frère lui confia le gouvernement de Montbéliard et de plusieurs seigneuries associées. Les troubles politiques en France l’obligèrent toutefois, en 1791, à quitter ce territoire entièrement encerclé par les possessions françaises. Après plusieurs séjours successifs, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II lui attribua le Nouveau Château de Bayreuth comme résidence et le nomma gouverneur général d’Ansbach-Bayreuth. Frédéric-Eugène s’installa à Bayreuth en novembre 1792 avec une cour nombreuse. Le véritable travail gouvernemental était cependant largement assuré par le ministre dirigeant Charles-Auguste de Hardenberg, si bien que Frédéric-Eugène exerçait surtout des fonctions de représentation. Après la mort de ses frères Charles-Eugène, en 1793, et Louis-Eugène, en 1795, Frédéric-Eugène devint duc régnant de Wurtemberg et fixa sa résidence à Stuttgart. Peu avant son accession au pouvoir, il avait été nommé feld-maréchal prussien ; il reçut ensuite également le rang de feld-maréchal du cercle de Souabe. Son règne ne dura qu’environ deux ans et demi et se déroula pendant une grave crise politique et militaire. Après avoir hésité quelque temps, il se rangea du côté de l’Autriche dans la guerre de la Première Coalition. En 1796, les troupes françaises du général Moreau envahirent le Wurtemberg, pillèrent le pays et occupèrent Stuttgart. Frédéric-Eugène dut alors conclure seul un armistice, suivi d’un traité de paix très défavorable au Wurtemberg. Le pays s’engageait à rester neutre, à fournir d’importantes contributions de guerre et à céder Montbéliard ainsi que la rive gauche du Rhin. En compensation, plusieurs territoires ecclésiastiques de Souabe étaient prévus. Les dommages de guerre et les charges liées aux cantonnements autrichiens furent estimés à 18 millions de florins pour les années 1796 et 1797. Afin d’en examiner le financement, les États se réunirent pour la première fois depuis vingt-sept ans. Frédéric-Eugène refusa toutefois de mettre ses biens privés à contribution. Les représentants des États passèrent alors de l’examen des coûts de la guerre à des plaintes concernant les abus de l’administration. Les négociations n’étaient pas achevées lorsque Frédéric-Eugène mourut d’une attaque cérébrale le 23 décembre 1797 à Hohenheim. Il resta dans la mémoire de ses contemporains comme un prince cultivé, actif, bon, humain et juste. Son mariage avec Frédérique-Dorothée-Sophie donna naissance à douze enfants légitimes. Plusieurs de ses fils entrèrent au service militaire de puissances étrangères. Sa fille aînée, Sophie-Dorothée-Auguste, devint Marie Féodorovna et épousa en 1776 le futur empereur de Russie Paul Ier. Sa fille Élisabeth épousa en 1788 le futur empereur François II. Par ces alliances et par les carrières de ses fils, Frédéric-Eugène contribua largement à assurer la continuité et le rayonnement international de la maison de Wurtemberg. Il soutint également l’écrivain Friedrich Maximilian Klinger et favorisa ainsi son ascension sociale.

Source: Friedrich Eugen (Württemberg) (de, 268427780). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0