Personne

Pedro, Prince Imperial of Brazil

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Naissance

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Décès

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Biographie

Dom Pedro Afonso était un prince brésilien et, dès sa naissance, l’héritier du trône impérial. Il naquit le 19 juillet 1848 au palais de São Cristóvão, à Rio de Janeiro, dernier enfant et second fils de l’empereur Dom Pedro II et de l’impératrice Dona Teresa Cristina. Par son père, il appartenait à la branche brésilienne de la maison de Bragance et portait dès sa naissance le titre de « Dom ». Il était le petit-fils de l’empereur défunt Pedro I du Brésil et le neveu de la reine régnante Marie II du Portugal. Par sa mère, il était le petit-fils du roi défunt François Ier des Deux-Siciles et le neveu de son successeur, Ferdinand II. Sa naissance fut accueillie avec une joie exceptionnelle dans l’Empire. La présence d’un héritier masculin était considérée comme décisive pour assurer la pérennité de la monarchie brésilienne, bien que la Constitution autorisât également une femme à régner. À Rio de Janeiro, des feux d’artifice furent tirés, des canons tonnèrent et les rues furent illuminées pendant plusieurs jours. De grandes festivités eurent également lieu à la cour. L’écrivain Manuel de Araújo Porto Alegre décrivit cette naissance comme un événement semblant garantir la continuité ininterrompue de la succession au trône. Pedro Afonso reçut le nom complet de Pedro Afonso Cristiano Leopoldo Eugênio Fernando Vicente Miguel Gabriel Rafael Gonzaga. Le 4 octobre 1848, il fut baptisé lors d’une cérémonie privée dans la chapelle impériale, puis la population participa à une fête publique. L’empereur Ferdinand Ier d’Autriche, oncle de son père, et Dona Amélia, veuve de son grand-père Pedro I, avaient été choisis comme parrains. Empêchés d’assister à la cérémonie, ils furent représentés par le premier ministre Pedro de Araújo Lima et Mariana de Verna, qui avait reçu le titre honorifique de comtesse de Belmonte. Des feux d’artifice et un grand spectacle musical accompagnèrent les célébrations. En tant que seul fils encore vivant de l’empereur, Pedro Afonso occupait dans l’ordre de succession une place supérieure à celle de ses sœurs aînées, Dona Isabel et Dona Leopoldina. Dès sa naissance, il porta le titre de « Príncipe Imperial », c’est-à-dire prince héritier de l’Empire. On fondait sur lui l’espoir d’assurer durablement l’avenir de la monarchie brésilienne. Son frère aîné, Dom Afonso, était déjà mort en 1847, ce qui faisait de Pedro Afonso un héritier particulièrement important. À l’été 1850, la famille impériale retourna à Santa Cruz, résidence traditionnelle de la famille de Bragance. Les années précédentes, elle avait passé l’été à Petrópolis, mais l’empereur décida de revenir à Santa Cruz par respect pour les traditions de la cour. Pendant ce séjour, Pedro Afonso et sa sœur Isabel tombèrent malades de la fièvre. Isabel guérit, mais le prince, âgé d’un an, mourut le 10 janvier 1850 après avoir été pris de convulsions, vers 4 h 20. À l’époque, une inflammation du cerveau ou une maladie congénitale furent évoquées comme causes possibles de sa mort. La mort de son fils frappa profondément l’empereur Pedro II. Il la qualifia de coup le plus terrible qu’il eût jamais subi et déclara que seule la pensée de sa femme et de ses deux filles lui avait donné la force de continuer à vivre. Près de trois ans auparavant, il avait déjà perdu son fils aîné, Dom Afonso. Dans un sonnet, il exprima à nouveau sa douleur de père contraint d’assister à la mort de ses fils. Après la mort de Pedro Afonso, l’empereur ne se rendit plus à Santa Cruz que rarement et pour de brèves inspections. Deux jours après le décès, de grandes funérailles furent organisées. De nombreux habitants de Rio de Janeiro bordèrent les rues et accompagnèrent le cortège funèbre. Des voyageurs assistèrent eux aussi à la cérémonie depuis un hôtel du centre-ville. Pedro Afonso fut finalement inhumé dans le mausolée du couvent de Santo Antônio, à Rio de Janeiro. Sa mort eut une portée non seulement personnelle, mais aussi politique. Au Brésil, on craignait que la monarchie eût perdu une nouvelle fois un héritier essentiel. Les responsables politiques espérèrent d’abord que l’empereur et l’impératrice pourraient encore avoir d’autres enfants, mais cela ne se produisit pas. Dona Isabel devint ainsi l’héritière présomptive. Bien que la Constitution autorisât sa succession, Pedro II doutait qu’une femme fût acceptée comme chef de la monarchie dans une société politique dominée par les hommes. Il tint sa fille à l’écart des affaires de l’État et ne la prépara pas systématiquement à régner un jour. La perte de son dernier fils marqua durablement Pedro II sur les plans émotionnel et intellectuel. Peu à peu, il en vint à considérer l’Empire comme un régime étroitement lié à sa propre personne et qui risquait de ne pas survivre à sa mort. Pedro Afonso resta ainsi dans la mémoire non seulement comme un prince mort prématurément, mais aussi comme l’héritier sur lequel de nombreux Brésiliens avaient placé l’avenir de la monarchie.

Source: Pedro Afonso, Pangeran Kekaisaran Brasil (id, 28655018). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0

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