Personne

Ludwig IV.

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Naissance

  1. 01.04.1282

  2. 1286

Décès

  1. 11.10.1347

Portrait de Ludwig IV.
Détails de l’image

Ludwig der Bayer

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Source de l’image: File:Ludwig der Bayer.jpg · Licence: Public domain

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Biographie

Ludwig IV, dit Ludwig le Bavarois, naquit probablement en 1282 ou 1286 à Munich et mourut le 11 octobre 1347 à Puch, près de Fürstenfeldbruck. Issu de la maison de Wittelsbach, il fut élu roi des Romains en 1314 et couronné empereur du Saint-Empire en 1328. Son règne fut marqué par une longue lutte pour le trône, un profond conflit avec la papauté et l’extension de la puissance des Wittelsbach. Ludwig appartenait à une famille qui comptait parmi les princes d’Empire depuis le XIIe siècle et entretenait des liens étroits avec les Hohenstaufen et les Habsbourg. Son père était le duc Ludwig II le Sévère et sa mère Mathilde, fille du roi Rodolphe de Habsbourg. À la cour de Vienne, Ludwig fut élevé avec les fils du duc Albert Ier. Parmi ses compagnons de jeu figurait son cousin Frédéric le Bel, qui devint plus tard son principal rival. Peu après le 14 octobre 1308, Ludwig épousa Béatrice, issue de la lignée silésienne de Schweidnitz. Après la mort de son père, un conflit successoral opposa Ludwig à son frère aîné Rodolphe. En 1313, les deux frères s’accordèrent temporairement sur un gouvernement commun de la Haute-Bavière. La même année, Ludwig vainquit Frédéric le Bel à la bataille de Gammelsdorf. Cette victoire lui permit de consolider son influence en Basse-Bavière, d’en chasser les Habsbourg et d’acquérir un grand prestige dans l’Empire. Après la mort de l’empereur Henri VII, Ludwig fut élu roi des Romains en 1314, tandis que les partisans des Habsbourg élevèrent Frédéric le Bel au rang de roi rival. Tous deux furent couronnés le 25 novembre, mais leurs élections et leurs couronnements comportaient des incertitudes juridiques et cérémonielles. La lutte pour le trône qui en résulta dura plusieurs années. Ludwig remporta une victoire décisive sur Frédéric à la bataille de Mühldorf, le 28 septembre 1322. Frédéric fut fait prisonnier et détenu au château de Trausnitz. Cette victoire militaire ne mit toutefois pas fin aux difficultés de Ludwig. Le pape Jean XXII ne reconnut pas son autorité et l’excommunia en 1324, parce que Ludwig portait le titre royal sans approbation pontificale et intervenait dans les affaires politiques et ecclésiastiques de l’Italie impériale. Ludwig resta frappé d’excommunication jusqu’à sa mort. Dans plusieurs appels, il invoqua son élection par les princes-électeurs et se déclara prêt à défendre sa cause devant un concile. Le pape lui retira néanmoins ses droits royaux et menaça également ses partisans de sanctions. Pour surmonter la résistance des Habsbourg, Ludwig conclut en 1325 avec Frédéric la réconciliation de Trausnitz. Frédéric renonça à la couronne et reconnut l’autorité de Ludwig ; en échange, il fut libéré. Peu après, les deux hommes instituèrent même, par le traité de Munich, une double royauté jusque-là sans précédent. Ils voulaient gouverner l’Empire ensemble et se désignaient symboliquement comme des frères. Ce système ne dura cependant pas. Ludwig mit fin à cette double direction en 1327, lorsqu’il nomma Jean de Bohême vicaire impérial en Italie à la place de Frédéric. De 1327 à 1330, Ludwig entreprit une expédition en Italie. À Milan, il fut couronné roi des Lombards avec la couronne de fer. Au début de 1328, il entra à Rome, où des représentants du peuple romain et plusieurs évêques le couronnèrent empereur. Cette cérémonie eut lieu contre la volonté du pape et sans sa participation. Ludwig fit ensuite déposer Jean XXII et soutint l’élection du franciscain Nicolas V comme antipape. Celui-ci ne parvint toutefois pas à s’imposer et se soumit de nouveau à Jean XXII en 1330. Le conflit entre l’empereur et le pape eut de vastes conséquences politiques. Des penseurs tels que Marsile de Padoue, Guillaume d’Ockham et Lupold de Bebenburg soutinrent Ludwig et contestèrent la prétention pontificale à exercer un pouvoir temporel universel. Dans les années 1330, la conception de l’Empire évolua de plus en plus vers une orientation séculière. Le pacte de Rhens et les lois adoptées à Francfort en 1338 affirmèrent que l’élection par les princes-électeurs suffisait à légitimer le pouvoir et qu’aucune approbation pontificale n’était nécessaire. Ces principes contribuèrent plus tard à la formation de la Bulle d’or de Charles IV. Ludwig développa également son pouvoir territorial et dynastique. En 1323, il nomma son fils mineur Ludwig V margrave de Brandebourg. Par des mariages, il lia les Wittelsbach à plusieurs maisons princières, notamment aux souverains de Hollande-Hainaut, de Misnie, de Thuringe et du Danemark. En 1329, il régla par le traité successoral de Pavie le partage des possessions des Wittelsbach entre les lignées bavaroise et palatine. En 1340, la Basse-Bavière revint à la Haute-Bavière, réunissant pour la première fois depuis le XIIIe siècle l’essentiel de la Bavière. Au Tyrol, Ludwig évince en 1341-1342 son adversaire luxembourgeois Jean-Henri et rapprocha son fils Ludwig le Brandebourgeois de Marguerite de Tyrol. La Hollande, le Hainaut, la Zélande et la Frise passèrent ensuite également sous son influence. Ces succès accentuèrent toutefois les tensions avec les princes. Ludwig s’éloigna progressivement du gouvernement fondé sur le consensus, qui jouait un rôle essentiel au XIVe siècle, et chercha à assurer plus fermement l’avenir de ses fils. Ses conflits avec les Luxembourgeois et les Habsbourg suscitèrent eux aussi une opposition croissante. En 1346, plusieurs princes-électeurs élurent Charles de Moravie, le futur empereur Charles IV, comme roi rival. Ludwig mourut subitement à l’automne 1347 lors d’une chasse. Il aurait probablement été victime d’une attaque cérébrale avant de tomber de cheval. Il fut inhumé dans l’église Sainte-Marie de Munich, prédécesseur de l’actuelle Frauenkirche. Malgré son excommunication, il resta en Bavière et auprès d’une partie de la population le souvenir d’un souverain légitime. La recherche moderne porte sur son règne un jugement nuancé : Ludwig ne parvint pas à assurer durablement la puissance de sa dynastie, mais il marqua profondément l’évolution de l’Empire, renforça la position des princes-électeurs face à la papauté et contribua de manière décisive à l’essor du pouvoir des Wittelsbach.

Source: Ludwig IV. (HRR) (de, 266895792). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0