Personne

Johanna von Spanien

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Naissance

  1. 24.06.1535

  2. 1537

Décès

  1. 07.09.1573

  2. 1573

Portrait de Johanna von Spanien
Détails de l’image

Spanish: Retrato de doña Juana de Austria, princesa de Portugal Portrait of Doña Juana de Austria, Princess of Portugal title QS:P1476,es:"Retrato de doña Juana de Austria, princesa de Portugal" label QS:Les,"Retrato de doña Juana de Austria, princesa de Portugal" label QS:Len,"Portrait of Doña Juana de Austria, Princess of Portugal" label QS:Leu,"Joana Austriakoa Portugalgo printzesaren erretratua"

Alonso Sánchez Coello

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Source de l’image: File:Alonso Sánchez Coello - Portrait of Juana of Austria, Princess of Portugal - Google Art Project.jpg · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Jeanne d’Autriche naquit le 24 juin 1535 à Madrid, fille du roi d’Espagne Charles Ier et d’Isabelle de Portugal. Membre de la maison de Habsbourg, elle fut infante d’Espagne et archiduchesse d’Autriche. Son mariage en fit ensuite la princesse héritière du Portugal et, en tant que mère du roi Sébastien Ier, un important lien entre les dynasties régnantes espagnole et portugaise. De 1554 à 1559, elle assura également la régence de l’Espagne pendant l’absence de son frère Philippe II. Jeanne fut baptisée le 30 juin 1535. Son frère Philippe et son cousin Louis-Philippe de Savoie comptaient parmi ses parrains. Elle passa son enfance avec Philippe et sa sœur Marie, voyageant entre les châteaux royaux de Castille, notamment à Alcalá de Henares. Sa mère mourut alors qu’elle avait quatre ans. Jeanne fut ensuite élevée par plusieurs dames de la cour, dont la plupart étaient portugaises. La gestion de sa maison fut d’abord confiée au comte de Cifuentes, puis à Bernardino Pimentel, comte de Benavente. Elle reçut l’enseignement de Juan López de la Cámara, puis de Juan López de la Cuadra. On la considérait comme une bonne élève, particulièrement douée pour la musique et la religion. Elle était aussi d’une constitution plus robuste que sa sœur Marie. Après le mariage de Philippe et la mort prématurée de son épouse, le fils de celui-ci, Don Carlos, fut lui aussi intégré à la maison de Jeanne et de Marie. Lorsque Marie épousa en 1548 leur cousin Maximilien d’Autriche, Jeanne perdit sa compagne la plus proche et vécut désormais en grande partie seule avec son neveu Carlos. Le 30 juin 1552, Philippe arrangea le mariage de Jeanne, alors âgée de seize ans, avec son cousin Jean Manuel, prince héritier du Portugal, âgé de quatorze ans et fils de sa tante Catherine. Cette union répondait à la volonté politique de l’Espagne de resserrer ses liens avec le Portugal. Un mariage par procuration avait déjà été célébré le 11 janvier 1552 à Toro. En octobre, Jeanne partit pour le Portugal et arriva dans le pays en novembre. Les presque deux années qu’elle passa à la cour portugaise sont connues notamment grâce aux rapports de Luis Sarmiento, ambassadeur de l’empereur. Elle fit d’abord bonne impression, mais fut bientôt jugée orgueilleuse et difficile d’accès. Elle menait une vie plutôt isolée à la cour. Son époux mourut le 11 janvier 1554. Une semaine seulement après ce décès, Jeanne donna naissance à son unique enfant, un fils nommé Sébastien. Sa naissance fut accueillie avec un grand soulagement au Portugal, où l’on craignait constamment que le pays ne soit annexé par l’Espagne. Jeanne dut toutefois bientôt abandonner son fils. En 1554, Philippe devait se rendre en Angleterre pour épouser Marie Ire, et il fallait assurer en Espagne le gouvernement au nom de l’empereur absent. Sur la proposition de Luis Sarmiento et avec le soutien de Ruy Gómez de Silva, il fut décidé de rappeler Jeanne en Espagne. On lui promit qu’elle pourrait retourner au Portugal une fois sa mission achevée, et elle confia Sébastien aux soins de sa grand-mère et ancienne belle-mère, la reine Catherine. Jeanne quitta le Portugal le 15 mai 1554. À Alcántara, elle prit congé de Philippe, qui poursuivit ensuite son voyage vers l’Angleterre. Dès son départ, elle assuma la régence de l’Espagne et installa sa cour à Valladolid. Jusqu’au retour de Philippe en septembre 1559, elle gouverna le pays avec une réputation de discipline et de sérieux. Elle était entourée de plusieurs conseillers portugais appartenant à un groupe de cour favorable au Portugal. Sa position semblait devoir prendre encore plus d’importance lorsque son fils Sébastien devint roi du Portugal en 1557, à l’âge de trois ans. En tant que mère, Jeanne aurait en principe aussi pu exercer la régence au Portugal. Parmi ses proches les plus influents figuraient Francisco de Borja et Leonor de Castro. Son gouvernement dut surtout faire face à deux problèmes : l’influence croissante de l’Inquisition et le besoin urgent de financer les guerres espagnoles aux Pays-Bas et contre la France. Jeanne devait réunir des fonds en Espagne et dans les colonies américaines. Elle fut ainsi contrainte d’instaurer de nouveaux impôts, d’encourager l’exploitation minière et de prendre d’autres mesures économiques impopulaires. Après l’abdication de son père en faveur de Philippe, en 1556, celui-ci confirma à distance ses pouvoirs. Les exigences financières persistantes la mirent cependant de plus en plus en conflit avec les villes castillanes, le conseil des finances et finalement le pape. Vers la fin de sa régence, elle demanda à Philippe de rentrer en Espagne, car son autorité de représentante ne suffisait plus à surmonter les difficultés croissantes. Jeanne était aussi profondément religieuse. Elle s’intéressait à une forme de spiritualité qui mettait l’accent sur la prière, la méditation et la vie intérieure, et soutenait des religieux tels qu’Alonso de Orozco et Diego de Estella. Elle protégea également Ignace de Loyola, dont l’ordre était initialement accueilli avec méfiance. À l’été 1554, elle fut l’une des premières femmes à rejoindre les jésuites, sous le nom masculin de Mateo Sánchez. Elle favorisa par ailleurs particulièrement les clarisses et les franciscains, et soutint leur expansion en Castille. Son indépendance religieuse devait toutefois composer avec le strict conformisme catholique imposé par l’Inquisition espagnole. L’inquisiteur Fernando de Valdés tenta même de l’associer à l’exaltation religieuse et aux groupes luthériens découverts à Séville et à Valladolid. La régence de Jeanne prit fin le 8 septembre 1559, avec le retour de Philippe II à Valladolid. Tous deux assistèrent à un grand autodafé contre des luthériens condamnés. Jeanne s’occupa ensuite notamment d’accueillir la nouvelle épouse de Philippe, Élisabeth de Valois, avec laquelle elle s’entendit bien. Bien qu’elle n’eût que vingt-quatre ans et appartînt à l’ordre des jésuites, plusieurs projets de mariage furent encore envisagés pour elle, notamment avec le roi de France Charles IX. Une union avec son neveu Don Carlos fut également étudiée, mais abandonnée parce que celui-ci considérait Jeanne, auprès de qui il avait grandi, comme une mère. En tant que mère du roi Sébastien du Portugal, Jeanne participa aux négociations concernant son mariage. Avec son père et son frère, elle tenta de rapprocher davantage le Portugal des Habsbourg en préparant une union avec Anne d’Autriche. Plus tard, Philippe lui demanda de convaincre Sébastien d’épouser Marguerite de Valois, mais le roi refusa. En 1570, Jeanne assista au mariage de Philippe avec Anne d’Autriche, puis se retira la même année au monastère de las Descalzas Reales. Elle continua cependant à rendre occasionnellement visite à la cour de son frère à l’Escurial, où elle intervint avec succès en faveur de Portugais présents en Espagne et contre les abus de l’Inquisition. Jeanne mourut le 7 septembre 1573 au monastère de l’Escurial.

Source: Johanna av Österrike (1535–1573) (sv, 59357059). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0