Personne

Ernst I.

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Naissance

  1. 27.06.1497

Décès

  1. 11.01.1546

Biographie

Ernest Ier, duc de Brunswick-Lunebourg, naquit le 26 juin 1497 à Uelzen et mourut le 11 janvier 1546 à Celle. De 1521 jusqu’à sa mort, il régna comme prince de Lunebourg. En raison de son engagement résolu en faveur de la Réforme et de sa cosignature de la Confession d’Augsbourg, il reçut plus tard le surnom de « Confesseur ». Ernest était le quatrième enfant du prince Henri le Milieu et de son épouse Marguerite de Saxe, issue de la branche ernestine de la maison de Wettin. Son père gouverna la principauté de Lunebourg de 1486 à 1520. Ernest avait quatre sœurs, trois frères germains et deux demi-frères nés du second mariage de son père. En 1512, Ernest fut envoyé à l’université de Wittenberg avec son frère aîné Otto pour y étudier. Selon Philipp Melanchthon, il s’y consacra au droit et suivit l’enseignement de l’historien Spalatin. On ignore s’il rencontra personnellement Martin Luther durant cette période. Les deux frères résidaient à la cour de leur oncle Frédéric le Sage, qui exerça une influence déterminante sur leur éducation. Après ses études, Ernest entra au service du roi de France François Ier. Les conflits politiques liés à la succession de l’empereur Maximilien Ier eurent des conséquences directes pour la famille d’Ernest. François Ier rivalisait avec Charles Ier d’Espagne, le futur empereur Charles Quint, pour la dignité royale. Le père d’Ernest, Henri, soutint le prétendant français et s’attira ainsi l’hostilité de Charles. Son rôle dans la querelle du chapitre de Hildesheim contribua également à détériorer ses relations avec l’empereur. Lorsque Charles prononça la mise au ban de l’Empire contre Henri en 1521, celui-ci avait déjà transféré le gouvernement à ses fils Ernest et Otto. Henri s’exila en France et chercha refuge à la cour de François Ier. Ernest et Otto gouvernèrent d’abord conjointement. Otto se retira toutefois du gouvernement en 1527 et reçut en compensation le territoire de Harbourg. Le plus jeune frère, François, qui participait au gouvernement depuis 1536, obtint en 1539 le territoire de Gifhorn. Ernest régna alors seul. L’une de ses principales tâches fut d’assainir les finances très endettées de la principauté. À son entrée en fonction, tous les offices, à l’exception de la prévôté du château, étaient engagés en garantie. Ernest s’efforça de les récupérer. Les hausses d’impôts nécessaires provoquèrent de vifs affrontements avec les états. Il finit par s’imposer en puisant également dans les réserves des monastères. Il amorça ainsi la réduction urgente de la dette, sans toutefois parvenir à résoudre entièrement la crise financière. L’introduction de la Réforme eut une importance encore plus grande. À partir de 1524, le prédicateur brunस्वickois Gottschalk Kruse, appelé sur la recommandation de Luther, exerça comme chapelain ducal et prédicateur à l’église paroissiale Sainte-Marie de Celle. La ville devint ainsi l’une des premières villes évangéliques luthériennes de l’Empire. Ernest se déclara publiquement favorable à la doctrine luthérienne en 1525 et adhéra à l’Union de Torgau en 1526. Lors du mariage du prince électeur à Torgau, il rencontra Martin Luther en 1527 et s’entretint avec lui de questions de foi et de la réorganisation de l’Église. L’attitude réformatrice d’Ernest suscita une vive opposition du parti impérial attaché à l’ancienne foi. Celui-ci tenta de faire revenir son père de son exil français afin qu’il écartât Ernest du pouvoir. Henri dut cependant renoncer définitivement au trône en 1528, lors de la diète réunie au monastère de Scharnebeck. Ernest poursuivit ensuite résolument la Réforme dans son pays. Il fut soutenu par les prédicateurs de sa ville de résidence et par la diète. Le règlement ecclésiastique rédigé en 1527, appelé « Livre des articles », exigeait notamment la résidence obligatoire des ecclésiastiques et une prédication fondée sur la Bible. Le célibat, les vœux solennels et l’obligation du jeûne devaient être supprimés. Les pèlerinages, les messes privées et silencieuses, les messes pour les défunts ainsi que les confréries furent interdits. Le règlement critiquait également le culte des saints, tout en autorisant une vénération modérée de Marie, et exigeait que les baptêmes et les offices soient célébrés en allemand. En août 1528, Ernest fit supprimer le couvent franciscain de Celle, parce que l’ordre n’avait pas respecté son interdiction de la messe romaine. En 1529, il compta parmi les principaux signataires de la protestation de Spire, dirigée contre l’abrogation de la décision de la diète de 1526. Celle-ci avait accordé aux états de l’Empire une certaine marge d’action dans la question religieuse. Lors de la diète d’Augsbourg en 1530, Ernest signa la Confession d’Augsbourg, texte confessionnel fondamental des luthériens. Il y rencontra également le théologien Urbanus Rhegius, qu’il gagna à la réorganisation de l’Église dans son pays et nomma surintendant général. Un règlement ecclésiastique imprimé pour la principauté ne parut toutefois qu’en 1564. Lorsque des affrontements militaires entre les camps religieux de l’Empire se dessinèrent en 1531, Ernest s’employa à convaincre les villes d’Allemagne du Nord d’adhérer à la ligue de Smalkalde. Sa politique réformatrice ne résultait pas seulement de ses convictions personnelles ; elle eut également des conséquences économiques. La confiscation des biens monastiques lui procura des ressources importantes pour assainir les finances de l’État. Certains monastères continuèrent d’exister sous la forme de fondations évangéliques réservées à la noblesse. La devise d’Ernest était : « Je sers les autres, je me consume moi-même. » Ernest était marié à Sophie de Mecklembourg-Schwerin, fille d’Henri V de Mecklembourg. Le couple eut dix enfants, parmi lesquels François Otto, Frédéric, Henri de Dannenberg, Marguerite, Guillaume le Jeune, Élisabeth-Ursule, Madeleine-Sophie et Sophie. Plusieurs de ses filles épousèrent des membres de familles comtales. Ernest fut enterré dans la crypte princière de l’église Sainte-Marie de Celle. Sa fête commémorative est célébrée le 11 janvier dans le calendrier évangélique des noms. À Celle, Uelzen, Hanovre et Spire, des statues, des plaques et des tableaux commémoratifs perpétuent sa mémoire. Le lycée Ernestinum de Celle et le lycée Herzog-Ernst d’Uelzen portent également son nom.

Source: Ernst I. (Braunschweig-Lüneburg) (de, 266315849). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0