Personne

Prinz Charles Ferdinand, Herzog zu Berry

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Naissance

  1. 24.01.1778

  2. 23.01.1778

Décès

  1. 14.02.1820

Portrait de Prinz Charles Ferdinand, Herzog zu Berry
Détails de l’image

Pierre-Roch Vigneron - Charles-Ferdinand, duc de Berry, sur son lit de mort

Pierre-Roch Vigneron

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Source de l’image: File:Pierre-Roch Vigneron - Charles-Ferdinand, duc de Berry, sur son lit de mort.jpg · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, naît le 24 janvier 1778 à Versailles. Il est le fils cadet du futur roi Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie. Le jour même de sa naissance, il reçoit un baptême d’urgence dans la chapelle du château de Versailles. Son baptême solennel a lieu le 28 août 1785, en même temps que celui de son frère Louis-Antoine. Parmi ses parrains figurent Louis XVI et Charles III d’Espagne, représentés par des membres des familles royales française et espagnole. Son père confie l’éducation des deux garçons au duc de Serent, assisté de plusieurs sous-gouverneurs, ecclésiastiques et précepteurs. Charles-Ferdinand manifeste très tôt un intérêt marqué pour la carrière militaire, la musique et le dessin. Son enfance et sa jeunesse sont toutefois rapidement bouleversées par la Révolution française. Comme de nombreux membres de la haute noblesse, il quitte la France avec son père et part en exil. De 1792 à 1797, il sert dans l’armée du prince de Condé, qui combat la Révolution. Il se rend ensuite en Grande-Bretagne, où il entretient une relation avec Amy Brown. Le couple a quatre enfants ; l’existence d’un mariage secret entre eux demeure controversée parmi les historiens. Ces enfants sont par la suite reconnus par la famille royale, tandis que leur prétendue union aurait été annulée ou n’aurait, en tout cas, pas reçu de reconnaissance juridique lors du mariage ultérieur du duc. Pendant son exil, Charles-Ferdinand dépend de subsides financiers. À partir de 1807, l’évêque de Nancy, le comte de La Fare, organise avec des maisons de banque de Vienne, de Hambourg, d’Augsbourg et de Gênes le versement de pensions au duc, à son frère et à d’anciens membres de l’armée royale. La Fare assume cette mission jusqu’au retour des Bourbons. Lors de la Première Restauration, le duc de Berry revient en France. Il ramène Amy Brown et leurs filles, qu’il confie au duc de Coigny. Pendant les Cent-Jours, il suit Louis XVIII à Gand. Le roi le nomme colonel général des chevau-légers lanciers. Sur le plan politique, Charles-Ferdinand passe pour un adversaire de la ligne prudente de Louis XVIII et pour le représentant de l’aile ultraroyaliste et réactionnaire de la famille royale. Il est également proche de la franc-maçonnerie. Le maréchal Pierre Riel de Beurnonville propose au roi de nommer le duc grand maître du Grand Orient de France, mais rien ne prouve que ce projet ait été officiellement accepté. En 1816, Charles-Ferdinand épouse à la cathédrale Notre-Dame de Paris la princesse Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, fille aînée du futur roi François Ier des Deux-Siciles et de Marie-Clémentine d’Autriche. Quatre enfants naissent de cette union. Deux meurent peu après leur naissance. Leur fille Louise d’Artois épouse plus tard Charles III de Parme. Leur fils Henri d’Artois, né après la mort de son père, devient duc de Bordeaux puis comte de Chambord et est surnommé « l’enfant du miracle ». Sa naissance assure la succession bourbonienne en ligne masculine directe. Le duc a également d’autres descendants issus de différentes relations. Avec Amy Brown, il a les fils John et Robert ainsi que les filles Charlotte-Marie-Augustine et Louise. Des enfants lui sont en outre attribués avec Eugénie-Virginie Oreille, Mary Bullhorn, Marie-Sophie de La Roche et Lucie Cosnefroye de Saint-Ange. Au cours de ses dernières heures, il révèle à son épouse l’existence de deux de ses enfants naturels. Le soir du 13 février 1820, Charles-Ferdinand est poignardé à la sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu, à Paris, par Louis-Pierre Louvel. Cet ouvrier bonapartiste veut, selon son propre dessein, anéantir la dynastie des Bourbons. Le duc ne meurt pas immédiatement : il parvient encore à arracher l’alêne plantée dans sa poitrine, s’évanouit momentanément et est transporté dans une salle du théâtre. Après une longue agonie, il meurt le lendemain matin vers six heures. Il annonce alors que son épouse est enceinte, reconnaît l’existence d’enfants nés de relations antérieures et demande que son assassin soit gracié. Il regrette également de mourir de la main d’un Français. Sa mort provoque une crise politique. Le ministre de la Police, Élie Decazes, déjà combattu par les ultraroyalistes, est tenu pour responsable de l’attentat et doit démissionner après le refus de la chambre des pairs de soutenir ses projets de réforme. Louis XVIII rappelle alors le duc de Richelieu à la tête du gouvernement. Les libertés de la presse et les libertés individuelles sont restreintes, la censure et les autorisations préalables sont rétablies, et une nouvelle loi électorale accorde un double vote aux électeurs les plus fortunés. Les ultraroyalistes renforcent ainsi nettement leur influence lors des élections de 1820. Le jour de l’attentat, le deuil royal entraîne à Paris la fermeture des fêtes du Carnaval, de la Bourse, des bals, des théâtres et des autres lieux publics. L’Opéra devant lequel le meurtre a été commis est ensuite démoli sur ordre de Louis XVIII. Charles-Ferdinand est inhumé dans la basilique Saint-Denis. Ses entrailles sont déposées dans l’église Saint-Maurice de Lille et son cœur dans la chapelle du château de Rosny. Plusieurs hommages lui sont consacrés, notamment un hospice à Rosny-sur-Seine, un obélisque à Caen et un monument dont la partie sculptée est ensuite transférée à Saint-Denis. Charles-Ferdinand d’Artois meurt le 14 février 1820, à l’âge de 42 ans.

Source: Charles-Ferdinand d'Artois (fr, 239468720). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0