Personne

Maria von Ungarn

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Naissance

  1. 15.09.1505

Décès

  1. 18.10.1558

Portrait de Maria von Ungarn
Détails de l’image

German: Maria, Königin von Ungarn (1505-1558) Mary, Queen of Hungary (1505-1558) title QS:P1476,de:"Maria, Königin von Ungarn (1505-1558) " label QS:Lde,"Maria, Königin von Ungarn (1505-1558) " label QS:Len,"Mary, Queen of Hungary (1505-1558)" label QS:Lar,"صورة مارية المجرية (1505-1558)" label QS:Lnl,"Portret van Maria van Hongarije (1505-1558)"

Hans Krell

https://www.sammlung.pinakothek.de/en/artwork/0vxo9EpG2V

Source de l’image: File:Maria, Königin von Ungarn (1505-1558).jpg · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Marie d’Autriche, généralement appelée Marie de Hongrie, naît le 15 septembre 1505 au palais du Coudenberg, à Bruxelles. Elle est l’avant-dernière des six enfants de Philippe le Beau, héritier des Habsbourg, et de Jeanne de Castille, surnommée « Jeanne la Folle ». Après la mort prématurée de son père en 1506, elle grandit aux Pays-Bas avec ses frères et sœurs sous la tutelle de sa tante Marguerite d’Autriche. Son éducation, conforme à son rang, est également suivie avec attention par son grand-père, l’empereur Maximilien Ier. Elle apprend très tôt le latin et l’allemand, se passionne pour la musique et joue de plusieurs instruments. Son entourage familial et humaniste l’initie aussi à la littérature, aux arts, à la politique et au droit. Maximilien entend utiliser le mariage de Marie dans le cadre d’une ambitieuse politique dynastique. Dès son enfance, elle est promise à Louis II de Hongrie, de la maison Jagellon, afin de renforcer les liens entre les Habsbourg et la Hongrie. Après de longues préparations, l’union est symboliquement conclue à Vienne en 1515, puis renouvelée en 1520 par procuration. Marie se rend finalement en Hongrie dans des conditions difficiles et s’impose malgré l’opposition de nobles hostiles aux Habsbourg. Le 11 décembre 1521, elle est couronnée reine de Hongrie à Székesfehérvár, puis le mariage définitif est célébré en janvier 1522. La même année, le couple est également couronné roi et reine de Bohême à Prague. Malgré les tensions politiques, Marie et Louis mènent d’abord une vie commune marquée par les chasses, les fêtes et les obligations de représentation. Marie intervient cependant avec énergie dans le gouvernement et tente de défendre l’autorité de la couronne face aux puissants magnats hongrois. En 1525, elle déjoue un coup d’État. Sa position demeure néanmoins fragile, tandis que les factions rivales se disputent l’influence auprès du jeune roi et que la menace ottomane s’accroît. En août 1526, Louis II meurt à la bataille de Mohács, noyé sous son cheval pendant sa fuite. Le mariage étant resté sans enfant, Marie quitte Buda devant le chaos politique et l’avancée des Ottomans. Elle jure de ne pas se remarier. Jean Zápolya est élu roi, mais Marie fait réunir la Diète à Presbourg afin de faire élire son frère Ferdinand roi de Hongrie. Le pays se trouve ainsi davantage divisé. Ferdinand lui retire d’abord ses revenus, ce qui la place plusieurs fois dans une situation financière difficile. Elle assume temporairement la régence pour son frère, mais demande à en être relevée en 1527 pour des raisons de santé. Elle refuse fermement plusieurs projets de remariage proposés par Ferdinand. En 1529, après la prise de Buda par les Ottomans, elle doit se réfugier à Linz. Après la mort de Marguerite d’Autriche, à la fin de l’année 1530, Marie accepte, à la demande de son frère l’empereur Charles Quint, de lui succéder comme gouverneure des Pays-Bas habsbourgeois. Le 6 juillet 1531, elle est présentée aux états généraux à Bruxelles. Elle exerce cette fonction pendant près d’un quart de siècle avec une autonomie exceptionnelle. Charles lui confie le Conseil d’État, le Conseil privé et le Conseil des finances, et l’autorise à prendre elle-même des décisions en cas d’urgence. Elle peut convoquer les conseils, organiser les votes et signer des lettres importantes. Bien qu’elle se présente souvent dans sa correspondance comme une servante obéissante de son frère, elle s’oppose à ses décisions lorsqu’elle les juge nuisibles. Son gouvernement est profondément marqué par les guerres de Charles Quint. Marie doit faire voter des levées de fonds, contracter des emprunts, approvisionner les armées et organiser la défense des territoires néerlandais. Sur ses vingt-quatre années de gouvernement, les Pays-Bas connaissent environ douze années de guerre. Elle inspecte les forteresses, planifie des travaux militaires, renforce la défense côtière et fait installer un réseau de phares destinés à transmettre les alertes. Elle négocie plusieurs trêves avec la France, tout en préparant les opérations militaires et en se rendant parfois elle-même sur les fronts. Le financement des guerres la rend impopulaire, car elle doit imposer à la population de lourdes contributions. Elle défend néanmoins les intérêts économiques de ses territoires, favorise les traités commerciaux, soutient la construction d’écluses et presse régulièrement Charles de rechercher la paix afin de protéger le commerce et la prospérité régionale. Marie doit également faire face à plusieurs révoltes. En 1532, Bruxelles est agitée par des tensions politiques et économiques qui dégénèrent en émeute. En 1537, Gand se soulève contre les contributions financières exigées par Charles. Marie tente d’abord de négocier et de trouver un compromis, mais elle ne parvient pas à résoudre le conflit. Charles Quint écrase finalement la rébellion en 1540 avec une grande sévérité. La politique religieuse constitue pour elle une autre source de difficultés. Marie s’intéresse aux Saintes Écritures et reste proche des milieux humanistes. Sa sympathie pour certaines idées réformatrices et ses relations avec des protestants éveillent la méfiance, alors même qu’elle doit appliquer la politique catholique de son frère. L’Inquisition d’État et la répression des dissidences religieuses lui paraissent également nuisibles au commerce. Elle plaide donc à plusieurs reprises pour davantage de modération, notamment envers les marchands juifs et les personnes acquises à la Réforme. Elle cherche à préserver l’autorité des Habsbourg sans provoquer, par une rigueur excessive, de nouvelles révoltes ni l’exode des négociants. Parallèlement à son activité politique, Marie s’occupe de l’éducation de ses neveux et nièces et participe à l’organisation de leurs alliances dynastiques. Elle est l’une des plus proches confidentes de Charles Quint, qui la considère comme une représentante fiable et un soutien essentiel de son pouvoir. Elle est aussi une grande protectrice de la Renaissance. Elle fait construire ou transformer des palais, des châteaux et des fortifications, notamment sa résidence de Binche et le domaine de chasse de Mariemont. Elle commande des tableaux, des portraits, des sculptures, des tapisseries et des bâtiments, dont elle suit souvent personnellement l’exécution. Parmi les artistes auxquels elle fait appel figurent Titien, Leone Leoni et Pompeo Leoni. Sa bibliothèque compte plus de quatre cents ouvrages consacrés à l’histoire, la théologie, la philosophie, l’art militaire, l’architecture et la poésie. La chasse est l’une de ses plus grandes passions. Elle monte à cheval à califourchon plutôt qu’en amazone, chasse le cerf et le sanglier, utilise des faucons et participe elle-même au traitement du gibier. Son talent équestre et son caractère résolu lui valent le surnom de « mâle chasseresse ». La musique demeure également essentielle dans sa vie : elle entretient une chapelle de cour et joue de plusieurs instruments. Lorsque Charles Quint abdique en 1555, Marie annonce qu’elle renoncera à sa charge et suivra son frère en Espagne avec leur sœur Éléonore. Sa santé est fragile et elle souhaite se consacrer davantage à la vie religieuse. Elle s’est en outre brouillée avec le successeur de Charles, Philippe II. En 1556, elle part pour l’Espagne et séjourne d’abord à la cour de Valladolid, puis se retire près de Simancas. Après la mort d’Éléonore et de Charles en 1558, sa santé se dégrade encore. Elle souffre de plusieurs crises cardiaques et meurt le 18 octobre 1558 à Cigales, en Castille. Elle est d’abord enterrée à Valladolid, puis Philippe II fait transférer sa dépouille à l’Escurial, où elle repose avec Charles Quint.

Source: Marie de Hongrie (1505-1558) (fr, 238968242). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0

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