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Maria Isabel de Alcântara, Countess of Iguaçu

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Naissance

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Décès

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Portrait de Maria Isabel de Alcântara, Countess of Iguaçu
Détails de l’image

Portrait of the Countess of Iguaçu label QS:Len,"Portrait of the Countess of Iguaçu" label QS:Lpt,"Retrato da Condessa de Iguaçu"

Ferdinand Krumholz

Scanned from MNBA catalogue (Safra, 1985)

Source de l’image: File:Condessa de Iguaçu.JPG · Licence: Public domain

Redimensionnée pour la présentation.

Biographie

Maria Isabel de Alcântara Bourbon naquit le 28 février 1830 à São Paulo. Elle était le cinquième et dernier enfant de l’empereur du Brésil Pedro Ier et de sa maîtresse, Domitila de Castro, marquise de Santos. Elle reçut le prénom de sa sœur aînée, la duchesse de Ceará, morte en 1828 à l’âge de deux mois seulement. Leur sœur aînée Isabel Maria portait le titre de duchesse de Goiás. Malgré sa naissance illégitime, Maria Isabel grandit en grande partie comme ses frères et sœurs. La relation entre Pedro Ier et la marquise de Santos était connue de la société brésilienne, mais ses conséquences juridiques et sociales ne se firent sentir plus nettement que par la suite. Comme son père, Maria Isabel souffrait d’épilepsie. Son enfance se déroula dans l’ombre de la famille impériale, tout en lui donnant accès à l’éducation habituellement réservée aux membres de la noblesse brésilienne. Celle-ci comprenait des manières inspirées des usages européens et l’apprentissage de l’étiquette traditionnelle. Son quotidien était marqué par les robes, la porcelaine et les attentes liées à la vie d’une jeune aristocrate, conformément au mode de vie des élites brésiliennes. Bien que Maria Isabel fût destinée à vivre un jour comme comtesse d’Iguaçu, elle ne reçut pas ce titre directement de son père. En raison de la relation adultère dont elle était issue, Pedro Ier ne lui accorda ni titre ni terres. Sa position officielle se distinguait ainsi de celle de ses demi-frères et demi-sœurs impériaux et des autres membres de la maison régnante. Elle demeura néanmoins intégrée au monde aristocratique complexe formé autour de son père, de sa mère et de leurs nombreux enfants et descendants. Elle bénéficia plus tard d’un important soutien de son demi-frère Pedro II, deuxième empereur du Brésil. Celui-ci lui attribua de vastes domaines, notamment des pâturages et du bétail à Juiz de Fora et à Ouro Preto, ainsi que dans les districts d’Antônio Pereira, de Cachoeira do Campo, de Lavras Novas et d’Amarantina. Elle reçut également des propriétés à Congonhas, Moeda et Mariana. Ces biens constituèrent une base matérielle importante pour la suite de sa vie. Le 2 septembre 1848, à l’âge de dix-huit ans, Maria Isabel épousa Pedro Caldeira Brant, comte d’Iguaçu. Fils du marquis de Barbacena, il faisait de Maria Isabel sa seconde et dernière épouse. Par ce mariage, elle devint la deuxième comtesse d’Iguaçu. Le couple vécut dans la paroisse, le village puis la ville de Nossa Senhora da Piedade do Iguaçu, l’actuelle Nova Iguaçu, sur l’Engenho de Santo Antônio de Jacutinga. Le domaine se trouvait sur une colline, dans la zone correspondant aujourd’hui à Belford Roxo, dans la Baixada Fluminense, et tomba plus tard en ruines. Maria Isabel et Pedro Caldeira Brant eurent sept enfants. Leur première fille, Isabel Caldeira Brant, naquit en janvier 1849 et mourut le 19 juillet de la même année. Pedro de Alcântara Caldeira Brant, né en 1850, épousa Maria Luísa Pereira de Brito et eut une descendance. Leurs autres enfants furent Luís de Alcântara Caldeira Brant, Maria Teresa, Isabel Maria, Deolinda da Conceição et João Severino de Alcântara Caldeira Brant. Maria Teresa épousa Charles Collins, Isabel Maria épousa Antônio Dias Pais Leme, Deolinda épousa Claudiano Bonifácio dos Santos et João Severino épousa Salviana Cândida Fortes. Plusieurs de ces unions donnèrent également naissance à des descendants. Maria Isabel mourut en septembre 1896, à l’âge de 66 ans. Après sa mort, le lieu de son inhumation resta longtemps incertain. Alors que les tombes de nombreux membres de la famille impériale étaient connues et facilement accessibles, la sienne ne put être localisée avec certitude pendant près de 120 ans. Cette incertitude était notamment due au fait qu’elle avait souvent voyagé entre São Paulo et Rio de Janeiro au cours de sa vie. En outre, des membres de la noblesse brésilienne étaient parfois enterrés en Europe, notamment en Allemagne ou au Portugal. L’architecte et historien Paulo Rezzutti entreprit finalement de retrouver sa tombe. Il examina des avis de décès et des articles de presse, et découvrit un texte intitulé « As Raízes da Condessa de Iguaçu », publié le 6 septembre 1896 dans O Estado de S. Paulo. Cette piste le conduisit au registre d’état civil de Santa Ifigênia, qui indiquait que Maria Isabel avait été enterrée dans le cimetière municipal. Elle avait d’abord été exposée au cimetière da Consolação, où son cercueil se trouvait à côté de celui de sa mère, la marquise de Santos. En consultant les archives historiques municipales, Rezzutti finit par retrouver sa pierre tombale. Dépourvue de tout ornement et ne portant aucun nom gravé, elle était restée difficile à identifier pendant des décennies.

Source: Maria Isabel de Alcântara, Condessa de Iguaçu (pt, 72688420). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0

Parents

Enfants

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