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Dutch: Isabelle de Bourbon title QS:P1476,nl:"Isabelle de Bourbon " label QS:Lnl,"Isabelle de Bourbon " label QS:Lfr,"Portrait d'Isabelle de Bourbon"
anonymous
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Source de l’image: File:Isabella of Bourbon Flemish School Hospice Comtesse.jpg · Licence: Public domain
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Biographie
Isabelle de Bourbon naquit en 1436. Elle était la deuxième fille de Charles Ier, cinquième duc de Bourbon, et d’Agnès de Bourgogne. Par ses parents, elle appartenait à d’importantes familles de la haute noblesse française et bourguignonne. Sa mère était la fille de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, et de Marguerite de Bavière. Isabelle s’inscrivait ainsi dans un vaste réseau dynastique qui marqua l’histoire politique de la France et de la Bourgogne au XVe siècle.
Son enfance et sa jeunesse se déroulèrent durant une période particulièrement troublée. La France était engagée dans la guerre de Cent Ans, tandis que les Bourguignons et les Armagnacs se disputaient l’influence sur le roi de France, considéré comme incapable de gouverner. Le conflit s’était aggravé après l’assassinat de Louis d’Orléans. Lorsque Henri V d’Angleterre attaqua la France, la Bourgogne, malgré une entente temporaire, ne soutint pas les Armagnacs. Après la défaite française d’Azincourt, le duc de Bourgogne occupa rapidement Paris et se proclama régent du roi. Le dauphin Charles dut fuir vers le sud.
La famille d’Isabelle fut elle aussi mêlée à ces affrontements. Son grand-père Jean Ier, duc de Bourbon, avait combattu à la bataille d’Azincourt. En 1419, son père Charles faisait partie des hommes qui accompagnèrent Jean sans Peur à une rencontre avec le dauphin à Montereau. La paix ne fut toutefois pas conclue et le duc de Bourgogne fut assassiné. Lorsque le dauphin fut ensuite déshérité et que sa sœur Catherine fut déclarée héritière du royaume de France, Charles prit ouvertement le parti du dauphin et s’éloigna de son futur beau-frère, Philippe le Bon, devenu le nouveau duc de Bourgogne.
À la naissance d’Isabelle, les relations politiques entre son père et Philippe le Bon s’étaient cependant de nouveau améliorées. Philippe avait abandonné son alliance avec les Anglais et signé, en septembre 1435, le traité d’Arras, destiné à mettre fin au conflit entre Bourguignons et Armagnacs. Ce rapprochement constitua le contexte politique du futur mariage d’Isabelle.
En 1454, Isabelle fut promise à son cousin Charles, comte de Charolais. Sa mère et le père de Charles étaient frère et sœur, si bien que cette union nécessita une dispense pontificale accordée par le pape Nicolas V. Le 30 octobre 1454, Isabelle épousa à Lille le comte de Charolais. Charles était le fils et l’héritier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et de la princesse portugaise Isabelle. Il était déjà veuf : son premier mariage, conclu en 1439 avec Catherine de France, avait pris fin à la mort de celle-ci en 1446 et n’avait pas donné d’enfant. Isabelle et Charles auraient été très amoureux l’un de l’autre.
Par ce mariage, Isabelle devint comtesse de Charolais et se rapprocha particulièrement de la maison souveraine de Bourgogne. Son importance politique personnelle resta toutefois limitée au cours de sa courte vie. Elle joua néanmoins un rôle notable en 1459, lorsqu’elle devint la marraine de Joachim, fils du dauphin de France et de sa seconde épouse, Charlotte de Savoie. Après l’accession du dauphin au trône sous le nom de Louis XI, celui-ci laissa son épouse en Bourgogne. La jeune reine dépendit alors du soutien d’Isabelle.
Isabelle mourut de la tuberculose le 25 septembre 1465 à Anvers. Elle fut inhumée dans l’abbaye Saint-Michel. Son mariage avec Charles donna naissance à un seul enfant : Marie, née le 13 février 1457. Unique fille d’Isabelle, Marie devint son héritière exclusive. Elle épousa l’archiduc Maximilien d’Autriche ; cette union avec la maison de Habsbourg eut de vastes conséquences dynastiques au cours des siècles suivants.
Bien qu’Isabelle n’ait vécu que peu de temps et qu’elle ait exercé une influence politique directe limitée, elle acquit après sa mort une importance symbolique. Elle fut associée à la richesse et à la splendeur des ducs de Bourgogne, qui furent ensuite transmises par sa fille Marie. En 1476, un somptueux tombeau fut érigé pour elle dans l’église de l’abbaye d’Anvers. Il était orné de 24 figures en bronze représentant des nobles et des femmes debout dans des niches, appelées les « pleurants », tandis qu’une effigie en bronze d’Isabelle les surmontait.
Lors de l’iconoclasme de 1566, des protestants radicaux détruisirent de nombreuses images religieuses dans les églises et les monastères catholiques. Le tombeau d’Isabelle fut lui aussi dépouillé de ses ornements, et les pleurants disparurent. Dix de ces statues furent toutefois retrouvées plus tard à Amsterdam. Après la mort d’Isabelle, Charles se remaria une troisième fois en 1467, avec Marguerite d’York. Cette union resta sans enfant.
Source: Isabella di Borbone (it, 148662773). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0