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Ferdinando I. de’ Medici

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Naissance

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Décès

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Biographie

Ferdinando Ier de Médicis naquit le 30 juillet 1549 à Florence. Il était le cinquième fils de Cosme Ier de Médicis, premier grand-duc de Toscane, et d’Éléonore de Tolède. Il appartenait à une famille influente : ses grands-parents paternels étaient le célèbre condottiere Giovanni dalle Bande Nere et Maria Salviati ; du côté maternel, il descendait de Don Pedro Álvarez de Toledo y Zúñiga, vice-roi de Naples, et de María Osorio y Pimentel, marquise de Villafranca del Bierzo. Il grandit entouré de nombreux frères et sœurs, parmi lesquels son frère aîné François Ier, qui devint par la suite grand-duc de Toscane, ainsi que Pietro, militaire et homme politique connu en Espagne sous le nom de Don Pedro. Comme le gouvernement de la Toscane devait revenir à son frère aîné François, Ferdinando fut destiné très tôt à une carrière ecclésiastique. Après la mort de son frère Giovanni, évêque de Pise et cardinal, il fut nommé cardinal en 1563, à l’âge de treize ans seulement. Il ne reçut toutefois pas l’ordination sacerdotale et ne prononça pas de vœux monastiques, demeurant ainsi un cardinal sans fonction sacerdotale. Jusqu’à la nomination de Francesco Sforza en 1583, il fut le plus jeune cardinal italien. Ferdinando connut plusieurs pertes douloureuses durant sa jeunesse. À Pise, sa mère Éléonore ainsi que ses jeunes frères Giovanni et Garzia moururent de la malaria ; Ferdinando fut le seul survivant. Il souffrit plus tard lui-même de tuberculose. Malgré cela, son séjour à Rome révéla ses talents d’administrateur et sa grande passion pour l’art et l’Antiquité. Il fit construire la villa Médicis près de Rome, où il réunit une importante collection de sculptures antiques et d’autres œuvres d’art italiennes. Lorsqu’il monta ensuite sur le trône de Toscane, il en transféra une grande partie à Florence. En 1587, son frère François Ier et l’épouse de celui-ci, Bianca Cappello, moururent subitement. On soupçonna qu’ils avaient été empoisonnés à l’arsenic, peut-être même sur l’ordre de Ferdinando. À l’âge de trente-huit ans, celui-ci succéda à son frère comme troisième grand-duc de Toscane. Il conserva d’abord son titre de cardinal. Cependant, une alliance politique avec la France, dirigée contre les Habsbourg, le conduisit à rompre son vœu de célibat. En 1588, il épousa Christine de Lorraine, petite-fille de Catherine de Médicis. Pour les festivités du mariage, on commanda la comédie La Pellegrina, interprétée par des membres de l’Accademia degli Intronati de Sienne. En tant que souverain, Ferdinando se distingua nettement de son prédécesseur. Il réforma la justice, réorganisa les corporations et les corps constitués, révisa le système des dettes et renforça surtout l’administration. Il entreprit également une réforme fiscale et se préoccupa du bien-être de ses sujets. Sa politique favorisa le commerce et les activités financières. Dans de nombreuses grandes villes européennes, il fit établir des banques contrôlées par les Médicis, grâce auxquelles il acquit une part considérable de sa fortune. Il transforma durablement Livourne. Il fit assécher les zones marécageuses de l’est de la région et développa ce qui n’était alors qu’une localité insignifiante pour en faire un port important. Son édit de tolérance en faveur des juifs et des dissidents religieux, connu sous le nom de Constitution livournaise, fit de Livourne un port franc accueillant des juifs expulsés d’Espagne ainsi que d’autres étrangers. Il détourna également une partie de l’Arno dans un canal, ce qui améliora le trafic commercial entre Florence et Pise. Des projets d’irrigation rendirent cultivables de vastes territoires entre Pise, Fucecchio, le Val di Chiana et le Valdinievole. Dans sa politique étrangère, Ferdinando chercha également à affranchir davantage la Toscane de l’influence des Habsbourg. Après l’assassinat du roi de France Henri III en 1589, il s’allia à Henri IV, alors engagé dans la lutte contre la Ligue catholique. Ferdinando lui promit son soutien financier et l’encouragea à se convertir au catholicisme. Après la conversion du roi, il usa de son influence auprès du pape afin que celui-ci reconnaisse le baptême. La reconnaissance d’Henri IV resta toutefois limitée. Après le couronnement du roi en 1594, Ferdinando envoya une flotte à Marseille et s’empara du fort d’If, ce qui détériora les relations avec la France. Le conflit fut finalement réglé par le mariage d’Henri IV avec Marie de Médicis, nièce de Ferdinando, en décembre 1600. Après la perte de Saluces, Ferdinando se rapprocha de nouveau des Habsbourg. En octobre 1608, il arrangea le mariage de son fils Cosme II avec l’archiduchesse Marie-Madeleine d’Autriche, sœur de l’empereur. Sur le plan militaire, il soutint l’Espagne dans une campagne contre Alger ainsi que dans le Saint-Empire romain germanique contre les Turcs. Ces entreprises l’obligèrent à augmenter les impôts, sans toutefois lui permettre de se libérer entièrement de la dépendance envers les Habsbourg. Il favorisa en parallèle la constitution d’une flotte efficace, qui remporta à plusieurs reprises des victoires sur des flottes pirates et turques. Ferdinando soutint également l’expédition de Thornton, seule tentative italienne de fondation d’une colonie en Amérique. Partie de Livourne en 1608 sous le commandement du capitaine anglais Thornton, elle se dirigea vers le nord du Brésil et les Guyanes. Lorsque le navire revint à Livourne en 1609, Ferdinando était mort depuis plusieurs mois. Son successeur, Cosme II, abandonna le projet colonial. Le grand-duc mourut le 7 février 1609 à Florence, à l’âge de cinquante-neuf ans. Son fils Cosme II lui succéda. Ferdinando laissait une famille nombreuse : son mariage avec Christine de Lorraine avait donné cinq fils et quatre filles. Parmi ses enfants figuraient Cosme II, quatrième grand-duc de Toscane, le futur cardinal Carlo, la duchesse Claudia, ainsi que Catherine, qui épousa le duc de Mantoue et de Montferrat. Tout au long de son règne, Ferdinando fut aussi un important mécène. Il fit construire le fort Belvédère par Bernardo Buontalenti, commanda à Giambologna la statue équestre de son père Cosme Ier et acheva le réseau des villas médicéennes avec celles d’Artimino et d’Ambrogiana. Il soutint également la construction de fortifications, des chapelles des Médicis à San Lorenzo et de l’église Santa Maria in Provenzano à Sienne. Son appui à la Camerata de’ Bardi, cercle d’aristocrates et de savants, contribua au développement du mélodrame puis de l’opéra italien. Les sciences et l’éducation lui tenaient également à cœur. Il enrichit les collections des Médicis d’œuvres d’art, de spécimens naturels et d’instruments techniques et scientifiques, finança des expéditions botaniques et entretint des relations étroites avec Ulisse Aldrovandi. Il favorisa en outre la publication d’ouvrages jusque-là inédits de mathématiciens grecs. Il accorda une attention particulière à l’éducation de son fils Cosme II, dont les précepteurs comptèrent notamment Galilée. Par ses réformes administratives, ses projets économiques, sa souplesse diplomatique et son soutien aux arts et aux sciences, Ferdinando renforça l’influence et le prestige des Médicis en Italie et au-delà.

Source: Фердинандо I де Медичи (bg, 12985285). Les faits ont été sélectionnés, résumés et reformulés de manière originale. Contenu source de Wikipédia : CC BY-SA 4.0